mardi 24 mars 2015

Tout commence par un départ.

« Tout ce que vous avez à faire, c’est décider de partir, et le plus dur est fait. » 
Tony Wheeler

    J’essaye de trouver les mots pour entamer mon premier article. Lorsque nous avons décidé de faire ce voyage, de l’idée à la concrétisation, il y a quelque chose que j’ai repoussé loin, très loin dans mon esprit, c’est l’idée de partir. Ça paraît pourtant évident, un voyage, ça passe forcément par la case départ, mais dans ma tête, il n’y avait que des sacs à dos, des forêts, des longues routes, des chemises à carreaux et des chapeaux de cow-boy.  



         Et puis une semaine avant de partir, ça m’a frappé en pleine gueule. Je ne vais plus revoir ma famille et mes amis pendant UN AN. Une longue année. Je vais rater les fêtes de familles, les anniversaires, les soirées entre potes. Alors évidemment, il y aura d’autres soirées, d’autres amis, il y a Skype et Whatsapp et puis de toute façon j’oublie tous les anniversaires, mais quand même.
Plus encore, je ne vais plus revoir ma maison pendant un an, ni dormir dans mon lit. Je ne peux pas dire que cette espèce de nostalgie du chez-soi est commune à tous les voyageurs, parce que par exemple, SuperM, lui,  ne la ressent absolument pas. Mais moi, il y a certains jours où je donnerais tout pour être dans MON canapé, à mater une série avec ma mère. On ne se rend jamais compte de la valeur d’un lieu où l’on a vécu, avant de l’avoir quitté.



      D’ailleurs je suis au Québec depuis deux mois, et il y a environ deux semaines, ma famille m’a terriblement manquée. J’ai bien mis quatre-cinq jours pour comprendre l’étrange impression de vide qu’il y avait dans mon petit cœur (houu la sentimentale !), et quelques-uns de plus pour la surmonter. Pourtant, j’ai déjà quitté ma famille pour plus que ça, mais ici c’est surtout le fait de savoir qu’ils ont beau tous te manquer, tu ne les reverras autrement que derrière un écran que dans plusieurs mois.

      D’autant plus que tu peux ajouter à ça le sentiment détestable, cette idée qui passe certainement par la tête de tous les travellers, « Et s’il se produisait un drame en mon absence ? ». Et oui, rien n’est impossible. J’ai un ami qui a tristement perdu quelqu’un de proche quelques semaines après son départ. Il n’a pas pu rentrer en France, et je ne peux qu’imaginer sa douleur. Mais que peut-on y faire ? Si l’on s’empêche de vivre parce qu’on craint ce qu’on ne peut prévoir, autant se jeter sous un bus tout de suite.

      Mais bon, ceci dit, croyez-moi, rien n’est dramatique, ni insurmontable, puisque moi qui suit très proche de mes parents, et très attachée à ma maison, je survis sans aucun problème. Rien ne m’empêche de Skyper ma mère tous les deux jours. De toute façon, il faudrait plus que des milliers de kilomètres pour se mettre entre ma mère, et moi.


Article : Mademoiselle OUaT
Photos : Deviantart.com

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire