Ce qui nous a amené au Canada, c’est le climat, les forêts,
les grands espaces, mais également la faune. Alors quand on a su qu’on pouvait
la découvrir presque entièrement dans un seul parc, on s’est dit qu’on trichait
un peu, mais qu’au moins, on ne quitterait pas le pays sans voir l’ombre d’un
caribou.
Nous sommes donc passés par Montebello, petite ville
québécoise, pour découvrir le Parc Oméga.
Une entrée à 23$ (à cette période de l’année), quelques sacs
de carottes fraîches, et nous étions parés à l’excursion.
Oméga à la particularité de fonctionner comme
un safari, un parcours en sens unique vous offre une émouvante plongée en
milieu naturel, bien qu’assis derrière votre pare-brise. L’absence de cage et
barreaux qu’on peut trouver dans les zoos vous confère une incroyable sensation
de liberté, qui vous ferait clairement oublier que les animaux ne sont pas sauvages...
S’ils n’étaient pas si conditionnés à l’appel de la carotte, et c’est bien là
que l’expression prend tout son sens. Mais qui va dans un parc animalier pour n’apercevoir
que de lointaines silhouettes ? L’omniprésence des locataires du parc n’ajoute
que plaisir et comique à la balade.
Les cervidés vous abordent sans manières, vous coupent la
route, plongent leur tête dans votre voiture, et n’en ressortent que la bouche
pleine. Peut-importe que ce soit d’une carotte ou de vos cheveux. Les sangliers
les imitent, bien que n’ayant décidément pas autant de succès.
Dans un souci
matériel, nous n’avons pas pu nourrir les bisons et les bœufs musqués, mais
sans doutes que notre voiture de location en fut reconnaissante, déjà pleine de
baves et de poils.
Les animaux carnivores ou dangereux, renards, loups, coyotes
et ours, sont cloisonnés, mais leurs
enclos sont immenses et aussi risible que ça puisse être, ils sont eux aussi
amateurs des crudités tant appréciées.
Evidemment, il est hors de question de sortir de voiture,
hormis dans les espaces pédestre. Il y en a plusieurs, qui vous emmèneront à
une ferme et ses nombreux habitants, autour d’un lac aux truites (certainement
assez énorme pour vous bouffer, mais heureusement, la baignade y est interdite.
La pêche aussi.), et sur des passerelles s’élevant au-dessus de l’enclos des
ours noirs et de celui des loups, vous permettant de les observer au plus près,
sans les parasiter.
Ce qui nous a clairement plu dans ce parc, outre le contact
avec les animaux, c’est bien qu’ils semblent vraiment bien dans leur milieu.
Leur espace n’est pas réduits à quatre grilles, ils sont préservés dans leur
habitat d’origine et côtoient les humains sans les craindre, bien au contraire.
Le seul ennui, avec les safaris, c’est le facteur risque que
forme les voitures. Un conducteur imprudent aurait vite fait de blesser une
patte. Mais bon aujourd’hui, même hors du parc, le risque humain est une
variable dont les animaux sauvages doivent se soucier. Au moins, ceux-ci ne
seront pas retrouvés crevés au bord d’une autoroute.
En plus des photos, SuperM nous a réalisé un montage vidéo qui retrace très bien notre expérience. Vous aurez aussi quelques images de mon prochain article !
Photos et Article : Mademoiselle OUaT
Vidéo : SuperM








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